Nivéole de Printemps

Nivéole de Printemps, Leucojum vernum

Col de Cygne

J’aurais aimé titrer « Nivéole de printemps, acte I », mais le temps ici n’en fait qu’à sa tête : il semble cette année que ce soit généralisable au territoire ; et je joue donc la prudence car il ne me sera peut-être pas donné de deuxième chance !

La Nivéole de printemps, ou Claudinette comme on l’appelle parfois, a fait ici une apparition tardive. D’abord très timide vis à vis d’un Hiver qui n’en finit pas (ou d’un printemps qui ne s’impose toujours pas), les quelques premières à éclore périrent gelées avant même que je n’ai l’occasion de les photographier, et celles-ci, issues de ce que l’on pourrait appeler une seconde floraison, sans doute la dernière, ont fortement souffert de gelées fortes. D’autres gelées étant annoncées, j’espère néanmoins avoir la possibilité d’y retourner dès que je pourrai bénéficier de ce qui se rapprochera le plus d’une lumière potable !

J’avais imaginé cette année autour de cette plante un travail exclusivement au 300mm. Je pense après coup : c’est à dire au lendemain ; et compte tenu de la météo capricieuse, que j’aurais dû, ou pu, ouvrir mes chakras pour réaliser en une ou deux journées tout ce qu’il m’était possible à ce moment là de faire autour de cette fragile petite fleur, mais je me suis éparpillé entre Nivéoles et Renards, afin de répertorier quelques terriers éventuellement occupés, et c’est là un travail d’observation aussi intéressant qu’ingrat dans la mesure où il est très consommateur de temps. Jeudi c’était ainsi la neige qui interrompait ma séance tardive, et hier, une lumière devenue un peu trop dure : comme quoi, le printemps, en dépit du ressenti, n’est plus si loin !

Voici donc une première série, pour rester positif, où j’ai tenu à partir de son biotope le plus courant, les milieux de sous bois en situation ombragée à semi-ombragée (c’est d’ailleurs là que le « challenge » du 300mm fut le plus pénalisant) pour glisser doucement vers la plante isolée.